Les Red Raven (corbeaux rouges) ont été mis en place par le gouvernement pour conserver un semblant de paix au sein d’un nombre considérable de mafias qui ont une certaine tendance à s’éliminer les unes les autres.

Si cela n’est pas précisé explicitement, l’histoire se passe sans doute en Italie, pays réputé pour l’importance de sa mafia. Notre héros, Andy, est le Red Raven IV (combien sont-ils ? Nous l’ignorons encore !), et il est chargé par des avis de jugement émanant du gouvernement de faire le ménage à la place de ce dernier. Avec l’aide de sa guillotine et de Charles, le robot-corbeau, il élimine tous ces fauteurs de troubles. Cependant, une question demeure… Comment Andy est-il devenu un Red Raven ? Au travers du premier tome, mais aussi des suivants, Andy va poursuivre cette quête de la vérité, de sa vérité… Et elle ne sera pas forcément jolie à voir…

Le scénario est très intéressant, même si je ne me passionne pas pour toutes ces histoires d’armes. Cependant, au fil de ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de faire une analogie.

Les Red Raven me rappellent la légende du Shinigami (qu’on pouvait notamment découvrir dans « Death Note »). Andy, accompagné de son corbeau noir de compagnie, a un petit côté agent de la mort qui vient apporter le jugement divin… Après tout, on lui donne une liste et il exécute. J’apprécie beaucoup ici de pouvoir retrouver ce côté japonais alors que l’histoire se déroule en Italie, ou dans un pays imaginaire où les noms ont des sonorités typiquement italiennes…

« Plutôt que de protéger de stupides lois et d’obtenir une confiance superficielle, je préfère avoir recours à la violence en utilisant des méthodes rapides et efficaces ! La violence et la force permettent d’obtenir tout ce que l’on veut. »

Voilà le discours typique d’un mafieux, discours qui énerve particulièrement Andy, notre héros. C’est l’exact opposé de ce que désire faire une amie d’Andy qu’on revoit au fil de l’histoire, Anna Giordani, forcée suite aux assassinats de son père et de son grand-père de prendre la tête de la famille Giordani. Cette jeune fille considère que le rôle de la mafia est de protéger et de venir en aide aux habitants du secteur dans lequel la mafia opère. Cette façon de voir les choses m’a rappelé une conférence sur le Japon à laquelle j’avais assisté il y a peu de temps et lors de laquelle un spectateur se demandait si le Japon était vraiment l’un des pays les plus sûrs du monde. On lui a répondu que si le Japon était considéré comme un pays sûr, c’était avant tout grâce à sa puissante mafia, les célèbres yakuzas, qui ne permettent pas à la délinquance de se développer. La vision d’Anna concernant la mafia m’a rappelé cette idée japonaise, que j’ai apprécié de retrouver dans ce manga. Sans doute par naïveté, je l’admets, j’imagine une mafia tellement sympathique au Japon, comparée à celle des autres pays.

En somme, si le côté combat et armes typiques des shônens ne m’a pas vraiment touché, j’ai apprécié de retrouver quelques clins d’œil à la culture japonaise par-ci par-là. De plus, le suspense est bien entretenu, puisque de nombreuses questions se posent quant à Andy et aux Red Raven, et les réponses ne nous seront données que dans les prochains tomes !

Alors, je n’ai plus qu’à vous dire… À la prochaine coâââââ* !

* Tentative ratée et stupide d’imiter le corbeau…