Que votre main guide parfaitement votre lame, amis lecteurs !

« Je vais te montrer la grandeur de l’école Ôgame ! Enfin… si tu es capable de la voir… » Gama Kurogane

En ce mois d’août, j’ai découvert en exclusivité Gamaran de Yôsuke Nakamaru, qui suit parfaitement les codes du shônen manga. Messieurs et Mesdames et messieurs, aiguisez vos sens, la baston va commencer !

À l’ère Edo, le seigneur Naomasa Washizu envoie ses 31 enfants à la recherche des plus grandes écoles d’art martiaux pour qu’elles combattent entre elles. L’enfant qui verra son école remporter le tournoi deviendra son successeur pour dominer la terre Unabara, autrement appelée le « Nid aux Démons » (Zabuza Momochi pourrait bien s’y plaire…). Alors, Nayoshi Washizu prend le représentant de l’école Ôgame : Gama Kurogane (qui ne manque pas d’arrogance… voyez plutôt la citation ci-dessus), enfant d’un talentueux et légendaire guerrier.

C’est donc une période où le maniement de l’arme blanche, voire de son propre corps, est assez primordial ou même vital (au vu des multiples guerres de clans) qui nous est relatée. Et comme dans tout bon shônen (de combat, j’entends bien), le héros ne déroge pas à la règle : il sait se battre. Et il manie avec agilité et rapidité deux katanas (prouvant ainsi qu’Akito Takagi dans Bakuman a bien raison : « Dans un shônen, il y a toujours ou presque un même élément : le sabre ».). Les habitués du genre ne seront pas dépaysés par le personnage : il mange beaucoup, il est drôle dans la vie de tous les jours, ne manque pas de cran, a la classe quand il se bat, et a bien sûr une coupe de cheveux à faire crier les cosplayers de la Japan Expo.

Il est alors important de parler de l’esthétique du manga. Les traits des personnages sont assez fins et sérieux, sauf pour le héros qui à un « look » plutôt décalé par rapport aux autres protagonistes, c’est-à-dire des cheveux longs ou en chignon comme à l’époque, et des caractères toujours très sérieux (sauf pour le maître de Gama qui est un vieillard avec une tortue sur le haut de son crâne, à n’en pas douter un clin d’œil au cultissime manga d’Akira Toriyama). En ce qui concerne les décors, on note le respect des architectures avec les temples et les maisons au style et à l’époque des « samouraïs » (je ne peux que conseiller le film Le Dernier Samouraï  qui présente la fin de toute l’ère Edo). Le ton est alors aussi plutôt épuré, sans utilisation grossière ou superflue de trame, facilitant alors la fluidité de la lecture.

En parlant de fluidité, un des atouts de cet ouvrage est la compréhension des combats. Personnellement, j’aime comprendre l’action, et il faut parfois avouer que certains mangas manquent de compréhension dans les phases d’action. Gamaran prend même le temps de nous expliquer en direct le déroulement de l’action, sans pour autant casser le rythme !

, pourquoi ce manga se démarque alors des autres ?  Car, bien évidemment, le manga emprunte à Saint Seiya le fait de présenter sa technique avant de l’effectuer (quel manga le ne le fait pas me direz-vous…), mais encore il abuse avec joie des doubles pages presque à tous les chapitres. Eh bien ! c’est sûrement grâce à son « réalisme », car tout ce qui se passe dans le manga me semble pour ma part possible (bon ! n’essayez pas non plus de manier un katana chez vous sans quoi vos meubles seront bons à changer…). De plus, l’auteur Yôsuke Nakamaru prend soin de présenter les armes utilisées dans le tome, ici le Naginata (longue lance courbée sur sa lame… pour plus d’informations, des centaines d’images traînent sur le web ;)). On apprend donc son maniement, ses faiblesses et ses atouts. J’espère ainsi qu’il en sera de même dans les prochains tomes et donc les prochaines armes.

Par la suite, Gamaran n’a pas une histoire très profonde pour l’instant. Un simple tournoi ne pourra enrichir éternellement le manga. Donc, j’espère que l’auteur trouvera une petite astuce scénaristique pour éveiller notre curiosité.

Rengainez les sabres, jeunes (ou moins jeunes bien sûr) lecteurs, je ne puis vous fournir d’autres informations, car le tome 2 n’est pas en ma possession… Rengainez, j’ai dit… S.V.P… Au secours, Kana !