« Je voudrais que Miho et toi vous vous mariiez maintenant » Kaya Miyoshi

J’ai lu le tome 13 de « Bakuman », que j’attendais d’ailleurs avec beaucoup d’impatience. C’est sans nul doute LA série de Kana que je préfère ! Et ce n’est pas un coup de chance si ce manga est aussi bon ! Car, derrière la plume et les stylos, nous avons maître Ohba et maître Obata, les fameux auteurs de Death Note. Mais vous connaissez peut-être aussi Takeshi Obata pour des mangas comme : Hikaru no go et Blue Dragon : Ral Ω Grad.

« Bakuman » est donc l’histoire de Moritaka Mashiro et d’Akito Takagi – Shûjin – deux jeunes adolescents – qui grandiront très vite à travers les tomes – qui se lancent le défi de devenir mangakas ensemble. L’histoire, vous la connaissez sans doute déjà, mais je préférais vous le signaler. On le sait depuis le premier tome, les deux garçons vont changer l’histoire du manga et vont créer un super « hit » dans le Jump, mais pour l’instant leur manga – très bon et populaire cela dit – est loin de devenir un incontournable ou un culte comme un Naruto ou le « Crow » de leur rival Eiji. Dans ce tome, la « Super Leaders Festa » va bientôt débuter, Mashiro veut alors faire cette compétition seul sans l’aide de son ami Shûjin. De fil en aiguille, on va découvrir que ce concours va mettre tous les participants d’accord : il faut traiter du sujet de l’amour ! Et avec un grand « A » s’il vous plaît. Ils sont tous au top départ avec leur plume, Mashiro a besoin de soutien, mais son ami scénariste n’est pas là pour l’épauler…

C’est donc particulièrement dans ce tome que le domaine de l’amour est traité, de façon épique bien sûr –nous sommes dans un shônen ne l’oublions pas – et chacun traite le sujet de façon très pure je dirais : l’amour est idéal comme une évidence. En fait, c’est toujours des histoires de « coup de foudre » finalement. Ici Mashiro va avoir de gros problèmes pour son histoire : il ne sait pas du tout comment s’y prendre pour écrire un scénario. Donc, il cogite, réfléchit, mais rien ne vient. Il conclura plus tard qu’il n’est pas vraiment fait pour ça, il est meilleur pour trouver de bonnes idées, c’est un « idéeur » –si le mot existait. Pourtant, pour créer de bonnes histoires d’amour, ce n’est pas compliqué. Il suffit de regarder la filmographie de Baz Lurhmann : Roméo + Juliette, Moulin Rouge, Australia ! C’est simple : l’amour, c’est de la douceur avec un soupçon de moment épique mêlé à la surprise – oui, c’est une définition très personnelle. Mais, pour l’instant, Mashiro en est loin…

Par contre, maître Obha, le scénariste de « Bakuman », a tout compris à ce parfait mélange. Et il nous délivre même cette parfaite décoction en fin de tome ! En attendant, Obata-Sama se débrouille toujours aussi bien avec son coup de crayon. C’est simple, tous les styles lui vont. Il passe de l’émotion au sérieux pour aller jusqu’à l’humour en un instant, et avec un naturel que beaucoup de mangakas devraient prendre en exemple.

Enfin, je dirais que, comme dans tout bon manga de Obha, il y a beaucoup de lecture – ce n’est pas un défaut pour moi, au contraire – il faut aimer lire, il y a autant de bulles que de dessins, mais il faut avouer qu’expliquer la construction d’un manga et le fonctionnement du Jump, c’est compliqué !

Moi aussi, je pose ma plume et je dirais aux fans de « Bakuman » d’acheter ce nouveau tome, car il ne vous décevra pas, d’autant plus qu’un nouveau rival va bientôt montrer le bout de son nez. Quant aux nouveaux, je vous demande d’aller le plus vite possible découvrir le tome 1. Pour ma part, j’ai acheté la collection en à peine un mois – ma bourse le regrette, mais mon cœur me dit merci. En plus, j’ai gagné des posters « Bakuman » !