Ce deuxième tome de la nouvelle série de Hinako Ashihara continue de suivre Mizuho Suga dans son enquête sur la personnalité de Haruka Origuchi, son ancienne camarade de classe décédée d’un cancer du sein.

Si Mizuho a commencé ses recherches à la demande de la mère de Haruka, on sent bien que ses motivations sont aussi personnelles. À travers Haruka, c’est elle-même qu’elle essaye de connaître.

À la lecture du premier tome de « Piece », on était conscient de la solitude de Mizuho, mais on ne savait pas grand-chose sur son environnement familial. Ce deuxième tome va être l’occasion de connaître un peu mieux Mizuho et sa famille, à travers un flash-back remontant à l’enfance où on voit un père sévère et une mère sans doute un peu trop douce et émotive, mais aussi la nature aventureuse de la petite fille en manque d’amour que Mizuho fut. Mais aussi à travers le récit de ses relations avec Narumi, de son attirance pour les « gens tordus ».

Nous faisons ensuite la connaissance d’une autre ancienne élève, Madoka Setouchi. Madoka est jolie et gentille, c’était une camarade de classe très populaire. Mais, à travers la réminiscence d’un souvenir de lycée, on voit qu’elle aussi a été la victime d’une forme de harcèlement. Et cet évènement va permettre à Mizuho d’avancer dans son enquête sur Haruka. S’ensuit la découverte d’un moment très émouvant du passé de Haruka et de ses rapports avec un petit garçon solitaire, Akito.C’est d’ailleurs grâce à Akito que l’on découvre un tableau peint par un mystérieux jeune homme dont on ne connaît que les initiales…

Au cours de ce tome, Yakai, Remi et Madoka vont permettre à Mizuho de laisser tomber une partie de sa muraille, de dévoiler un peu plus ses pensées et de montrer un peu plus ses sentiments. Et de faire dire à Madoka « J’aimerais mieux te connaître et devenir ton amie ».
Lentement, mais sûrement, les personnages de Hinako Ashihara se dévoilent et nous permettent de commencer à emboîter les pièces de leurs vies.