Note aux lecteurs : Cette chronique a été rédigée en évitant le spoil, ou autrement dit sans révéler l’intrigue du volume. Vous pouvez la lire sans crainte !

Voici donc la suite du petit chef-d’œuvre qu’est ce manga ! Quoi, vous ne le connaissez pas ? Dans ce cas, reportez-vous à ma première chronique à son sujet où l’histoire est expliquée et les personnages présentés !

Satoko Hiyuduki continue donc sur sa lancée en nous présentant le troisième tome de ce manga qui sort de l’ordinaire. Aussi prenant que les deux premiers, celui-ci met l’accent sur le passé des personnages.

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Sanju et Nijuku sont mises à l’honneur dans ce tome, où nous avons la délicieuse surprise d’en apprendre un peu plus sur leur passé assez troublé, ainsi que leur création. Toujours aussi naïves et attachantes, on leur découvre une nouvelle profondeur. Leur relation avec Kuro évolue aussi au long du voyage,  et nous aussi, on s’y attache de plus en plus ! On a aussi le droit à une surprise avec Sen, la chauve-souris qui parle (et que personnellement j’adore !). Préparez-vous donc à quelques éclaircissements qui sont les bienvenus sur le passé des personnages. Même pour Kuro ! Eh oui ! la fin du tome est… poignante.

Au cours de ce volume, on reverra aussi de “vieilles connaissances’’, croisées dans les tomes précédents ! Point positif du livre, car cela permet d’éviter l’effusion de nouveaux personnages, mais aussi d’en revoir certains qu’on avait pu beaucoup apprécier. Et puis ce n’est pas parce que ce sont des anciennes rencontres qu’elles n’ont plus rien à apporter à la quête de

Kuro, au contraire ! Quant aux nouveaux, ils dégagent une aura philosophique assez intense, et on ne peut que se poser nous-mêmes quelques questions après la lecture.

Ah ! les pages couleur sont si belles ! Ça, c’est sûr, côté graphisme, “Le voyage de Kuro’’ se défend très bien. La couverture est magnifique, les pages couleur reviennent régulièrement au cours de la lecture, et les dessins poétiques et “mignons’’ ac

compagnent l’histoire parfaitement. C’est un vrai plaisir, et je n’hésite pas à ranger cette série dans mon rayon « orgasme visuel » à côté de « Trinity Blood », ou de « Black Butler ». (Même si nous sommes bien d’accord, ce n’est pas le même genre !)

Mais il y a certains points à relever dans ce tome.

On se perd parfois en sautant d’une colonne à l’autre. (Je rappelle que ce manga se lit par colonne, donc à la verticale.) Il faut donc garder toute sa concentration sur l’histoire, au risque de sauter quelques bulles, ou de perdre le fil. Pour autant, il est très bien construit, et on se laisse prendre par l’histoire aussi facilement que dans les tomes précédents.

Ce tome 3 est donc une réussite, et la fin nous laisse vraiment dans un bain de suspense ! Évidemment, ce genre de manga ne pourra pas plaire à quelqu’un qui recherche de la baston ou de l’amour pseudo-romantique, mais plutôt à des lecteurs réfléchis qui souhaitent passer un bon moment sur un manga à résonance philosophique. Je ne peux que le conseiller, au même titre que le premier tome.