« Le temps est venu de mettre fin à vos existences misérables. Au nom du conseil

secret interlycées je proclame la destruction totale du Japon ! »

KB-t8-couverture    Après avoir eu la chance de chroniquer le premier tome de Kangoh Bancho, me voilà propulsée au huitième ! Mais qu’est-ce que Kongoh Bancho, pourront légitimement se demander les braves qui n’auront pas peur du spoil ? C’est l’histoire d’Akira Kongoh, colosse au grand cœur bien décidé à mettre un terme au projet des 23 arrondissements ayant pour but le contrôle de Tokyo – et à plus grande échelle du Japon – par l’un des vingt-trois banchos suite à une bataille sans merci. Pour cela, Akira deviendra lui-même un bancho, prendra le nom de Kongoh Bancho, et mettra à ce jour pas moins de seize banchos hors d’état de nuire, gagnant au passage quelques précieux alliés.

Dans le dernier tome, nous faisions plus ample connaissance avec la sœur d’Akira, mais surtout avec son frère Takeshi, en apprenant plus sur leur enfance et le drame l’entourant. Ce fragment du passé nous éclaire quant au profond sens de la justice d’Akira et à la haine qui ronge Takeshi le poussant à prendre le nom de Nippon Bancho, à créer le « Conseil secret interlycées » ainsi que le mystérieux projet « Damoclès ». Le chaos a élu domicile à Tokyo suite à l’annonce fracassante de Takeshi, le projet des 23 arrondissements semble annulé, et les banchos se font éliminer un par un par les « uniformes blancs ». Qui sont-ils vraiment ? Leur force est dévastatrice, Iai Bancho lui-même semble en être la victime – mais comme Akira nous croyons en lui !

Akira doit impérativement mettre un terme aux actions de son frère et, pour commencer, il devra faire cesser ses actes terroristes à l’aide d’Hikyo, Nenbutsu, Gôriki et Sasori. Pour cela, direction l’île de Mugenjima dont l’aéroport doit exploser dans sept jours, mais ils y sont bien évidemment attendus. La bataille contre les uniformes blancs ne fait que commencer, en viendront-ils à bout à temps ? L’avenir de Tokyo et du Japon ne tient plus qu’à un fil, et chacun est prêt à tout dans les deux camps.

Ce tome semble marquer un nouveau tournant dans l’histoire. Alors que l’on pensait la fin proche et toute tracée – c’est-à-dire l’élimination des derniers banchos et basta – Nakaba Suzuki nous offre le retournement de situation que nous espérions secrètement, ne cédant pas à la facilité. Le projet des 23 arrondissements est voué à l’échec ? Plan B, dans ce cas. De nouveaux obstacles se dressent devant nos protagonistes, plus hauts, plus dangereux, mais pas insurmontables pour autant. Enfin, on l’espère pour le Japon.

Quant au prochain tome, il promet d’être mouvementé. La tension est grandissante, 4 tomes seulement nous séparent de la fin ! L’on peut déjà commencer à spéculer sur le sort de Takeshi. Suzuki-sensei nous surprendra-t-il encore en cours de route ? Il faudra d’abord sortir entier de Mugenjima, le début des hostilités sera pour février !

Que les jeux commencent !