« J’ai vu ‘Jurassic Park’ récemment, et il paraît que les animaux ont tendance à foncer sur tout

ce qui bouge. On va donc se servir de ce bout de bois pour attirer l’attention de cet ours. »

Hayate t15 couverture

Je vous retrouve aujourd’hui en 2013 à nouveau en compagnie d’Hayate, cette fois-ci pour le quinzième tome sorti le 4 janvier dernier ! Je ne sais pas si la chronique du quatorzième sera publiée entre-temps, j’offre donc une piqûre de rappel – voire la toute première dose – concernant Hayate the Combat Butler : il était une fois Hayate Ayazaki qui, du jour au lendemain, se retrouve à la tête d’une dette de 150 millions de yens à cause de ses parents, disparus sans laisser de traces. Abandonné à son triste sort, il doit fuir des yakuzas ayant un intérêt certain pour ses organes, et alors que le désespoir le pousse à songer au kidnapping pour rembourser sa dette, les choses ne se passent pas exactement comme prévu. Via une série de quiproquos, il vient en aide à sa potentielle victime, Nagi Sanzenin, et celle-ci pense qu’il est amoureux d’elle et en fait son majordome. Si Hayate n’est pas un « diable de majordome », il aura tout de même un léger aperçu de ce que peut être l’enfer.

Le dernier tome nous laissait donc au mont Takao, où nos protagonistes étaient en fâcheuse posture face à un ours démesuré – je vous laisse deviner si la méthode Jurassic Park a fonctionné sur lui – mais c’est au final en un seul morceau qu’ils rentreront chez eux.
Contrairement au tome précédent, dont plusieurs chapitres se suivaient, celui-ci ne contient pratiquement que des stand-alone. Cela peut sembler sans importance pour certains, mais l’une des plus grandes peurs d’un auteur n’est-elle pas d’ennuyer ses lecteurs ? Ce genre de changement de rythme peut être bénéfique pour maintenir l’attention et éviter qu’une monotonie s’installe d’un tome à l’autre, ce qui est le risque de ce genre de format.

Alors, que contiennent (en grande partie) ces chapitres uniques ? Bien évidemment, la fin de la randonnée dans le mont Takao et ses répercussions… physiques, ainsi que quelques brèves apparitions du mystérieux collier « porte-malheur ». Nous aurons également droit à une panne de courant dans un sauna, une piscine, une école hantée, un personnage de rêve malsain, un élément du passé, une romance impossible et des rendez-vous. Laissons à votre imagination le soin de deviner ce que cachent ces mots clés.
Mais un événement majeur – sûrement – se déroule également dans ce tome, l’apparition d’un nouveau personnage : Fumi Hibino, une nouvelle élève à l’institut Hakuô qui semble être une parodie de shôjo à elle toute seule dès son introduction. Parviendra-t-elle à garder son enthousiasme et son optimisme quand elle verra le vrai visage de l’école qu’elle vient d’intégrer ? Il semble qu’elle aura un véritable rôle à jouer à Hakuô. On est curieux de savoir de quelle façon elle y parviendra.

Enfin, ce tome se clôt sur un quiproquo comme on les aime : Hina, pensant qu’Hayate la déteste, va commencer à se comporter… gentiment ?! Elle inquiète ses proches plus qu’autre chose, soupçonnant que derrière son sourire et ses yeux brillants se cache une colère noire. Il va falloir user des grands moyens pour lui redonner sa bonne humeur… comme une virée au cinéma avec Hayate, par exemple ? Vous êtes bien curieux, il faudra attendre le prochain tome pour en savoir plus.

    En attendant, je tiens à vous informer qu’il y a un T-rex derrière vous. Vous savez quoi faire…