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Interview de Masashi Asaki et Yûma Andô, respectivement dessinateur et scénariste de "Psychometrer Eiji"

Nous avons soumis à ces deux auteurs un questionnaire assez long auquel ils ont eu la gentillesse de répondre parfois brièvement, parfois plus longuement. Voici donc la totalité de l'interview dont vous avez déjà pu découvrir des extraits en fin de volumes.

1/ Pour commencer, pourriez-vous nous dire quand vous êtes né et si votre nom est un pseudonyme?

Masashi Asaki: Je suis né le 2 mars 1970.
Yûma Andô: Je suis né le 22 juillet 1962.

2/ Pouvez-vous nous raconter comment votre carrière a débuté?

M.A.: On peut dire que c'est lorsque j'ai commencé à lire "Doraemon".
Y.A.: En tant qu'éditeur, j'ai commencé par travailler à la production, à la suite de quoi, j'ai pris mon indépendance.

3/ Quel était le titre de votre premier manga?

M.A.: Un manga qui s'appelle: "Daiju no Moundo.
Y.A.: "Psychometrer Eiji".

4/ Après cela vous avez commencé à travailler pour le "Shônen Magazine"?

M.A.: Oui.

5/ Avez-vous travaillé pour quelqu'un d'autre avant de travailler pour vous?

M.A.: Oui, pour Tsukasa Ooshima sur le manga "Shoot!".
Y.A.: En tant qu'éditeur, j'ai travaillé sur "Shônan Junaigumi" (de Tôru Fujisawa, l'auteur de "GTO") et "Kirara" (de Naoko Kubota).

6/ Pendant combien de temps?

M.A.: Environ 6 mois.

7/ Travailliez-vous comme assistant?

M.A.: Oui.
Y.A.: Je n'ai jamais travaillé comme assistant.

8/ Actuellement il est assez habituel de collaborer à la réalisation de BD avant de devenir professionnel. Ça a été votre cas?

M.A.: Non.
Y.A.: Non.

9/ On peut donc dire que vous avez appris à dessiner seul?

M.A.: Jusqu'à mes débuts en tant que professionnel, oui.
Y.A.: Oui.

10/ Qu'est-ce que vous avez retenu de ces mois d'assistanat?

M.A.: Qu'il faut toujours sauver les apparences pour que le processus créatif se déroule sans encombre.

11/ Vous pouvez nous raconter une anecdote concernant cette époque?

M.A.: Au début, il y avait tellement de choses que je ne connaissais pas alors que le planning était très serré, que je finissais par trouver ça amusant.

12/ Avez-vous appris quelque chose de la personne pour qui vous avez travaillé ou son style était-il trop différent du vôtre?

M.A.: Finalement, je crois que c'est la manière de garder le rythme de travail que j'ai pu acquérir.

13/ C'est vous qui êtes allé trouver personnellement cette personne ou est-ce arrivé par hasard?

M.A.: En fait, c'est mon éditeur qui m'a présenté.

14/ Si on parlait de votre série? Comment est née cette histoire?

M.A.: Le scénario était déjà prêt, à la suite de quoi on a fait appel à moi.
Y.A.: En fait, c'est lorsque j'ai appris que le don de psychométrie existait vraiment. Je me suis alors dit que cela pourrait être intéressant de raconter des enquêtes sur des crimes communs dans lesquelles le profiling et la psychométrie auraient leur place.

15/ Certains personnages sont-ils réels? Vous, qui êtes-vous par exemple?

M.A.: Non, aucun n'est censé être réel mais je pense que chacun des personnages emprunte un peu différents traits de personnes existantes dans la réalité.
Y.A.: Non, aucun. Dans une fiction, je pense que le fait de parvenir à donner vie à des personnages créés de toutes pièces est une des fiertés du métier d'auteur.

16/ Quel est votre personnage préféré?

M.A.: Eiji et Shima sont mes préférés.
Y.A.: J'aime bien Michiru Fukushima et Tôru Egawa.

17/ En travaillant avec les responsables d'édition, jusqu'à quel point vous êtes-vous senti libre? Vous ont-ils limité d'une quelconque manière que ce soit?

M.A.: Personnellement, je pense que pour ne pas que le manga devienne trop "personnel", l'avis de l'éditeur est nécessaire.
Y.A.: Dans la mesure où je savais que j'écrivais pour un public d'adolescents, il fallait bien sûr que je me refrène.

18/ Si dès le début vous aviez été libre de toute contrainte, quel genre d'histoire auriez-vous réalisée?

M.A.: Les limites que je peux avoir sont celles posées par la difficulté d'exprimer en dessins la cruauté ou des sentiments de ce genre. A ce niveau-là, je peux dire que ma marge de manœuvre est assez faible…
Y.A.: Je me serais certainement plus orienté vers des enquêtes tournant autour de l'argent, du sexe, de la violence et des déséquilibres mentaux.

19/ Les histoires que vous avez réalisées avant celle-ci ont été publiées?

M.A.: Oui.

20/ Vous êtes-vous basé sur votre expérience personnelle pour dessiner les scènes ou vous êtes-vous inspiré de documentations?

M.A.: Eiji est un manga dans lequel la documentation est très importante.
Y.A.: Sur la documentation, évidemment.

21/ Recevez-vous des lettres de jeunes fans?

M.A.: Oui.
Y.A.: Oui.

22/ Quel est le portait robot d'un de vos lecteurs type?

M.A.: Je pense que les lectrices adolescentes sont fortement majoritaires.

23/ "Psychometrer Eiji" a été publié dans un hebdomadaire au Japon. Comment organisiez-vous votre travail sur une semaine pour réaliser les planches?

M.A.: Je me préoccupais surtout de rester en bonne santé. Pas toujours évident avec le rythme de travail que nous avions…
Y.A.: Lorsque j'avais fini de rédiger le scénario d'une histoire, sans attendre et sans prendre le temps de souffler, je commençais des recherches de documentations.

24/ Il vous restait un peu de temps?

M.A.: Je devais faire en sorte qu'il m'en reste pour garder du cœur à l'ouvrage.
Y.A.: Pratiquement pas.

25/ Vous parveniez toujours à respecter les délais?

M.A.: OUI!
Y.A.: OUI!

26/ Quel est votre rythme de travail? Combien de jours consacrez-vous au story-board et combien au dessin?

M.A.: En moyenne, deux jours pour le e-conte (story-board) et cinq pour les dessins.
Y.A.: Je passe 7 jours à travailler sur mes scripts (j'écris plusieurs scénario en même temps sous plusieurs pseudonymes).

27/ 2 jours pour le story-board et 5 pour le dessin, est-ce un rythme qui vous est propre ou bien pensez-vous que le dessin est plus important que le story-board?

M.A.: Les deux phases sont très importantes.

28/ Qu'est qui est le plus important pour vous: le dessin ou le story-board?

M.A.: De mon point de vue, les deux sont aussi importants.
Y.A.: je pense que les deux sont aussi importants.

29/ Combien d'assistants avez-vous?

M.A.: Cinq.
Y.A.: Aucun puisque je suis scénariste.

30/ Quelle est leur tâche?

M.A.: Ils travaillent sur les arrières-plans et les trames.

31/ Vous avez toujours eu les mêmes assistants?

M.A.: Non. Parce qu'il est fréquent et normal que les assistants fassent leurs débuts professionnels à leur tour.

32/ Pour engager les assistants, vous leur faisiez passer un examen?

M.A.: J'ai une technique très simple: je leur demande de me montrer leurs dessins.

33/ Pourriez-vous nous parler d'un autre de vos mangas.

M.A.: Je dessine en ce moment un manga qui se passe dans le milieu politique ("Kunimitsu no Matsuri").
Y.A.: Actuellement, je travaille sur un manga qui s'appelle "Kunimitsu no Matsuri" ("Le Gouvernement de Kunimitsu"). C'est un manga qui parle de la dégradation du monde politique. C'est un thème difficile que je voulais essayer de traiter mais l'accueil du public est extrêmement favorable et j'en suis très heureux.

34/ Apportez-vous des modifications pour la publication en manga par rapport à la publication en hebdo?

M.A.: S'il y a de grosses erreurs, oui, ça m'arrive.
Y.A.: Presque jamais.

36/ Travaillez-vous avec Internet?

M.A.: Oui, je m'en sers mais je n'ai pas de site personnel.
Y.A.: Oui.

37/ Vous travaillez à d'autres histoires?

M.A.: "Kunimitsu no Matsuri".
Y.A.: "Kunimitsu no Matsuri".

38/ Vous pourriez nous en dire quelque chose?

M.A.: C'est l'histoire d'un jeune voyou qui entre dans le monde de la politique.

39/ De quels autres dessinateurs êtes-vous fan au Japon ou ailleurs?

M.A.: Ce n'est pas un mangaka mais j'adore Norman Rockwell. Sinon, j'aime beaucoup Snoopy. Quant aux dessinateurs japonais, la liste serait trop longue.
Y.A.: Fumiya Satô (dessinateur de "Kindaichi shônen Jikenbo - les enquêtes du jeune Kindaichi"); Tôru Fujisawa ("GTO"); Shinji Mizushima (auteur du très célèbre manga sur le base-ball "Dokaben"); Ryôko Kishiyama (auteur de shôjo); Tsukasa Ooshima (auteur du manga "Shoot!" sur le foot); Randô Ayamine (auteur de "Get Backers" en publication dans le "Shônen Magazine".

40/ Les dessins du début de Eiji sont très différents de ceux de la fin. Avez-vous consciencieusement cherché à affiner votre style ou le processus a-t-il été naturel?

M.A.: Cela s'est fait naturellement. Lorsqu'on essaye d'apporter volontairement des changements, le naturel revient forcément.

41/ Pour votre nouvelle histoire pensez-vous modifier votre style de dessin?

M.A.: Non, pas vraiment, c'est un style qui reste dans la continuité d'Eiji.
Y.A.: "Kunimitsu no Matsuri" est un manga traitant de politique et c'est une première pour une publication dans un mangazine pour adolescent.

42/ Quelle impression cela vous fait-il de savoir que vos histoires sont lues dans des pays aussi lointains que la France ou la Belgique?

M.A.: Je vous avoue que j'ai du mal à trouver les mots justes tellement j'en suis content.
Y.A.: J'en suis extrêmement heureux.

43/ Vous n'avez jamais eu peur que les lecteurs étrangers comprennent mal vos histoires?

M.A.: Pour l'instant, je ne me soucie pas encore des lecteurs à l'étranger. Par contre, je suis très attentif au lectorat japonais.
Y.A.: Au même titre que les Japonais comprennent les œuvres venues de l'occident, je pense que les occidentaux doivent pouvoir comprendre nos histoires. Pour ce qui est des gags par contre, je ne sais pas...

44/ Etes-vous attentif aux éditions étrangères de votre travail.

M.A.: Oui, bien sûr.
Y.A.: Oui, très. Je suis très curieux de savoir si mes histoires connaissent du succès, si elles continuent à être éditées.


45/ Quand un manga est publié à l'étranger, par la force des choses, les dialogues sont légèrement différents, la qualité du lettrage est différente et l'édition est forcément différente de l'original. Voudriez-vous que les publications étrangères soient identiques à la publication originale?

M.A.: Si l'adaptation est fidèle, cela me satisfait pleinement. Je n'en demande pas plus.
Y.A.: Non, ce que je souhaite c'est que l'adaptation qui en faite le soit en accord avec la culture du pays dans lequel c'est fait.

46/ Les lecteurs francophones aiment que les éditions françaises soient les plus proches possibles de l'édition originale. Souvent, ils les comparent.

M.A.: Ah, bon?... Il est vrai qu'en tant que lecteur, je ferais sûrement la même chose.
Y.A.: Je suis vraiment très reconnaissant envers ces fans passionnés. Il y a aussi des passionnés de mangas au Japon et leur soutien nous est très précieux. Et je suis très content d'apprendre que dans les pays francophones aussi il y des lecteurs passionnés. C'est sur eux que va reposer le développement de la "culture manga".

48/ Vous êtes déjà allé en Belgique?

M.A.: Non.
Y.A.: En Belgique jamais mais je suis déjà allé en France.

49/ Si on vous invitait à une Foire, vous accepteriez de venir?

M.A.: Si le temps me le permettait...
Y.A.: Avec beaucoup de plaisir. J'aimerais vraiment y aller. Si mon emploi du temps me le permettait.

50/ Comment considère-t-on les auteurs de BD au Japon?

M.A.: Ils sont encore très peu connus, malheureusement.
Y.A.: Personnellement, je m'y intéresse beaucoup. J'aime beaucoup Enki Bilal notamment. Je trouve qu'il a une imagination vraiment incroyable. Ce serait bien de pouvoir découvrir davantage d'artistes de cet acabit au Japon.

51/ Que pensent vos proches de votre travail?

M.A.: Ils le reconnaissent en tant que tel (enfin, ils doivent...).
Y.A.: Ils m'encouragent quotidiennement.

52/ Vos parents lisent-ils les revues qui vous publient?

M.A.: Oui.
Y.A.: Oui.

53/ Vous fréquentez d'autres auteurs?

M.A.: Oui.
Y.A.: Oui, beaucoup.

54/ Dites-nous quelle était votre BD préférée lorsque vous étiez petit.
Dokaben

M.A.: Il y en a tellement que je ne pourrais pas les écrire.
Y.A.: "Dokaben", "Arabesque" (Ryôko Yamakishi), "Pô no Ichizoku" (Moto Hagio), "Circuit no Ookami" (Satoshi Ikezawa).

55/ Quelle est la première BD que vous avez lue?

M.A.: "Doraemon".
Y.A.: "Dorobô Tenshi" ( de Waki Yamato) et "Kamuiden" (de Shirato Sanpei)

56/ Vous devez avoir du mal à trouver du temps libre. Lorsque vous en avez, qu'est-ce que vous faites?

M.A.: Je me couche!
Y.A.: Je voyage, je fais des promenades et je vais à la cueillette aux champignons!

57/ Vous achetez aussi des BD européennes ou américaines?

M.A.: Non.
Y.A.: Oui.

58/ Quel est le positif et le négatif lié à votre métier?

M.A.: Le positif: j'aime ce métier et je prends plaisir à le faire. Le négatif: j'ai trop de travail...
Y.A.: Le positif, c'est de transmettre un message aux jeunes. Le négatif, c'est que j'ai un emploi du temps très serré et que je cours toujours après le temps.

59/ Beaucoup d'auteurs se plaignent de n'avoir pas assez de temps libre.

M.A.: Je ne peux qu'être d'accord. C'est vrai qu'on a pas une minute. Pas une!
Y.A.: Je ne fais pas exception.

60/ On a réalisé des feuilletons à partir de "Psychometrer Eiji". Qu'en pensez-vous?

M.A.: J'étais très content.
Y.A.: Par rapport à l'original, je dois dire que l'adaptation est fidèle. J'en suis satisfait.

61/ Avez-vous joué un rôle au niveau de la production et/ou en avez-vous contrôlé la réalisation?

M.A.: Non. Je fais confiance aux personnes en charge.
Y.A.: Oui.

62/ Lorsque vous réalisez une série à épisodes vous planifiez tout vous-même dès le départ?

M.A.: Ça dépend des cas. Pour l'heure, non.
Y.A.: Oui, dans les limites du temps dont je dispose.

Shoot

63/ Travailler avec la Shueisha est différent que de travailler avec la Kodansha?

M.A.: Oui, je pense. Mais, je ne saurais pas vous dire endétails.
Y.A.: Oui, je pense. Avec la Shueisha, ce serait plutôt "business life"; et avec la Kôdansha "une vie bucolique".

64/ Vous avez dit que le message de "Psychometrer Eiji" est simple et que plus ou moins tous les lecteurs l'ont compris. Existe-t-il des lecteurs qui sont devenus des admirateurs en ne vous comprenant pas?

M.A.: Difficile de répondre… Je suppose que oui.
Y.A.: Oui, je pense qu'il y en a mais au fond je ne trouve pas plus mal qu'il y ait plusieurs interprétations possibles.

65/ Votre public est-il plus masculin ou plus féminin?

M.A.: Plus féminin, je pense.
Y.A.: Plus féminin, sans aucun doute (lorsque Eiji était publié chaque semaine, les filles étaient les plus nombreuses à répondre aux enquêtes de popularité).

66/ Réussissez-vous à travailler avec toujours autant d'enthousiasme et d'entrain ou êtes-vous sujet à des baisses de rendement dans la créativité?

M.A.: Non, c'est forcément différent: au début, le travail me rendait enthousiaste parce que j'étais jeune. Aujourd'hui, je suis professionel et c'est l'enthousiasme qui me permet de continuer à travailler.
Y.A.: Même si mon enthousiasme n'est pas aussi vif qu'autrefois, les idées viennent petit à petit et finalement, je retrouve mon plaisir.

67/ Vous avez toujours très peu de temps à votre disposition. Lorsque vous voyez vos publications, cela vous arrive-t-il de vous plaindre de ne pas avoir eu assez de temps à votre disposition?

M.A.: Oui, toujours.
Y.A.: Je ne peux pas dire jamais mais...

68/ Avant de montrer le story-board à la maison d'édition, vous demandez conseil à des proches, à votre femme par exemple?

M.A.: Lorsque je suis confronté à un problème, je commence par me reposer, dormir un peu et ensuite, lorsque je me réveille, en pleine forme, je regarde à nouveau, avec un œil plus neuf.
Y.A.: Oui, ça m'arrive.

69/ Avez-vous jamais imaginé rencontrer un tel succès?

M.A.: Au début, je me demandais vraiment si j'allais pouvoir continuer à dessiner… Dire que je pensais que cela deviendrait un tel "hit", non, pas du tout.
Y.A.: Dans une certaine mesure, je peux dire que je m'en doutais. J'étais assez confiant.

70/ Après un tel succès, votre vie a changé?

M.A.: Non, rien n'a changé. Enfin, je n'en ai pas l'impression.
Y.A.: Non, pas vraiment. Je suis juste plus occupé qu'avant.

71/ Quels sont vos romanciers et réalisateurs préférés?

M.A.: Pour le cinéma, Steven Spielberg ou encore James Cameron.
Y.A.: En littérature, Miyuki Miyabe, Yukio

72/ Cet entretien sera publié en Belgique, France, Suisse et Québec. Avez-vous un message ou quelque chose de spécial à dire à vos lecteurs francophones?

M.A.: On dit qu'au Japon les ventes de livres et de magazines sont composées essentiellement de mangas. Il y a énormément d'oeuvres intéressantes et j'espère que vous en lirez encore beaucoup, de toutes sortes, de tous genres.
Y.A.: Il y a beaucoup de mangas au Japon qui n'ont pas à craindre le jugement d'appréciation des adultes (des mangas que les adultes aiment aussi lire). Je souhaiterais vraiment que vous puissiez découvrir toutes ces œuvres. Mais pour cela, vous devez manifester votre intérêt. J'espère vraiment que vous viendrez creuser la mine de trésors que représente le manga. Vous qui êtes sous des cieux si lointains, merci pour vos encouragements.

Merci à vous!

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bookman-junior / Le 23/05/2012 à 13h03

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