Accueil > Dossier > Le club: une institution japonaise
Le club: une institution japonaise
"Prince of Tennis" raconte l’histoire de Ryoma Echizen, un jeune collégien de première année. Il revient au Japon après avoir habité aux Etats-Unis. Ryoma a la particularité d’être un surdoué de la raquette. À l’école, il s'inscrit évidemment au club de tennis et bat tous ses adversaires, même les plus âgés. Les clubs extrascolaires ont beaucoup d’importance au Japon. Ils ouvrent parfois les portes vers des carrières sportives professionnelles.
Une petite explication du système scolaire et des activités "d'après-classe" s’impose afin de mieux comprendre l’univers de "Prince of Tennis".
Le système scolaire japonais est organisé plus ou moins de la même manière qu’en France et en Belgique et se divise en quatre sections : école primaire (six ans), collège (trois ans), lycée (trois ans) et université (quatre ans). Il y a une grosse différence tout de même : seuls l'école primaire et le collège sont obligatoires. Malgré cela, 97% des enfants s’inscrivent au lycée pour lequel, comme à l‘université, il faut passer des examens d‘entrée.
Presque tous les collégiens pratiquent une activité scolaire après les heures de cours : sport collectif, atelier de musique, activités artistiques ou sciences. Il y a même un club pour apprendre la cérémonie du thé, très importante au Japon !
Ces activités sont appelées "bukatsu". Un mot que l'on peut traduire par « club ». Tous les lycées et collèges en comptent environ une vingtaine.
Les clubs de base-ball ont la préférence des garçons. Mais, grâce à des mangas comme Captain Tsubasa (Olive et Tom) et la Coupe du monde de 2002 organisée au Japon, les clubs de football attirent de plus en plus d'enfants. Le judo, art martial traditionnel, attire autant de garçons que de filles. Puis, il y a les autres sports comme le basket, le tennis, la gymnastique et le volley qui sont également très populaires (c’est pour cela qu’il y a beaucoup de mangas sur ces sports). Il paraît d’ailleurs que le nombre de membres des clubs de tennis a augmenté après le succès de "Prince of Tennis".
Pas sérieux s’abstenir
Le club n’est pas un endroit de vacances et le jeune élève japonais doit prendre son "bukatsu" très au sérieux. Les activités se déroulent les après-midi de semaine, après les cours. Chaque club a son professeur. Celui-ci entraîne les élèves dans le but de participer à des tournois contre d'autres clubs. C’est l’occasion pour les élèves de défendre les couleurs de l’école. La compétition est dure entre les lycées et chaque école rêve d’avoir un club qui gagne. Les compétitions interscolaires et régionales attirent du monde et ont parfois plus de succès que les compétitions sportives nationales. Le club peut carrément être une porte d‘entrée vers une carrière professionnelle.
Les collégiens et lycéens de première année visitent les clubs avant de s’y inscrire (l’inscription est d’ailleurs la plupart du temps obligatoire). L’école met du temps libre à leur disposition pour aller voir les activités des clubs qui les intéressent avant de se décider. Car une fois inscrit dans un club, il est rare que l'on en change. Au collège et à l'école primaire, il y a quasi autant de clubs qu’au lycée mais moins d’après-midi d’activités par semaine.
Respecter les anciens
Les élèves doivent gérer eux-mêmes le club. De même, les élèves avancés doivent s’occuper des élèves moins avancés. Au Japon, le système – à l’école comme par après au travail – se divise souvent entre les "senpai" (les anciens) et les "kohai" (les jeunes). Comme le club réunit tous les élèves, toutes années confondues, les anciens instruisent les jeunes. Les "senpai" doivent être respectés par les "kohai". Le jeune doit traiter l’ancien comme s’il s’agissait de son propre professeur. En contrepartie, l'ancien prendra le petit nouveau sous son aile, lui enseignera les techniques du club tout en l'aidant à s'intégrer dans sa nouvelle école. On comprend mieux dès lors la frustration des élèves plus âgés face à Ryoma Echizen dans "Prince of Tennis". En effet, ce dernier est plus fort que les anciens alors qu’il n’est qu’en première année. Ryoma n’a plus rien à apprendre de ses aînés.
Dure première année
L’inscription dans un club est assez facile et ouverte à tous. Mais pendant les premières semaines (voire la première année parfois) d'activité, les nouveaux ne participent pas à l'entraînement. Ils se contentent de ramasser les balles, d’installer le matériel, de le ranger, de nettoyer et de regarder les senpai jouer. Ensuite, quelques anciens s’occupent de les former à l’activité du club. Contrairement à Ryoma dans "Prince of Tennis", les nouveaux sont normalement très attentifs aux recommandations de leurs aînés. Ryoma quant à lui n’est pas décidé à jouer au ramasseur de balles.
C’est plus souvent dans le club que dans les classes que se forment les amitiés entre élèves. Parfois certains amis, ou des élèves ayant des passions communes, créent leur propre club. Il faut bien évidemment l’autorisation de l’école. Et un professeur pour les surveiller.
On notera également qu’avant de rejoindre leur club, vers 15h30, les élèves participent au "shoji", le nettoyage de la classe de cours et du bâtiment. Ou encore, que l’école reste ouverte pendant les vacances juste pour que les élèves puissent continuer les activités de leur club. Enfin, comme les concours d’entrée au lycée et à l’université sont assez difficiles, les collégiens japonais, en plus des activités du club, s’inscrivent également dans les "juku", les cours du soir. Pas facile, la vie d’écolier japonais !
Une petite explication du système scolaire et des activités "d'après-classe" s’impose afin de mieux comprendre l’univers de "Prince of Tennis".
Le système scolaire japonais est organisé plus ou moins de la même manière qu’en France et en Belgique et se divise en quatre sections : école primaire (six ans), collège (trois ans), lycée (trois ans) et université (quatre ans). Il y a une grosse différence tout de même : seuls l'école primaire et le collège sont obligatoires. Malgré cela, 97% des enfants s’inscrivent au lycée pour lequel, comme à l‘université, il faut passer des examens d‘entrée.
Presque tous les collégiens pratiquent une activité scolaire après les heures de cours : sport collectif, atelier de musique, activités artistiques ou sciences. Il y a même un club pour apprendre la cérémonie du thé, très importante au Japon !
Ces activités sont appelées "bukatsu". Un mot que l'on peut traduire par « club ». Tous les lycées et collèges en comptent environ une vingtaine.
Les clubs de base-ball ont la préférence des garçons. Mais, grâce à des mangas comme Captain Tsubasa (Olive et Tom) et la Coupe du monde de 2002 organisée au Japon, les clubs de football attirent de plus en plus d'enfants. Le judo, art martial traditionnel, attire autant de garçons que de filles. Puis, il y a les autres sports comme le basket, le tennis, la gymnastique et le volley qui sont également très populaires (c’est pour cela qu’il y a beaucoup de mangas sur ces sports). Il paraît d’ailleurs que le nombre de membres des clubs de tennis a augmenté après le succès de "Prince of Tennis".
Pas sérieux s’abstenirLe club n’est pas un endroit de vacances et le jeune élève japonais doit prendre son "bukatsu" très au sérieux. Les activités se déroulent les après-midi de semaine, après les cours. Chaque club a son professeur. Celui-ci entraîne les élèves dans le but de participer à des tournois contre d'autres clubs. C’est l’occasion pour les élèves de défendre les couleurs de l’école. La compétition est dure entre les lycées et chaque école rêve d’avoir un club qui gagne. Les compétitions interscolaires et régionales attirent du monde et ont parfois plus de succès que les compétitions sportives nationales. Le club peut carrément être une porte d‘entrée vers une carrière professionnelle.
Les collégiens et lycéens de première année visitent les clubs avant de s’y inscrire (l’inscription est d’ailleurs la plupart du temps obligatoire). L’école met du temps libre à leur disposition pour aller voir les activités des clubs qui les intéressent avant de se décider. Car une fois inscrit dans un club, il est rare que l'on en change. Au collège et à l'école primaire, il y a quasi autant de clubs qu’au lycée mais moins d’après-midi d’activités par semaine.
Respecter les anciens
Les élèves doivent gérer eux-mêmes le club. De même, les élèves avancés doivent s’occuper des élèves moins avancés. Au Japon, le système – à l’école comme par après au travail – se divise souvent entre les "senpai" (les anciens) et les "kohai" (les jeunes). Comme le club réunit tous les élèves, toutes années confondues, les anciens instruisent les jeunes. Les "senpai" doivent être respectés par les "kohai". Le jeune doit traiter l’ancien comme s’il s’agissait de son propre professeur. En contrepartie, l'ancien prendra le petit nouveau sous son aile, lui enseignera les techniques du club tout en l'aidant à s'intégrer dans sa nouvelle école. On comprend mieux dès lors la frustration des élèves plus âgés face à Ryoma Echizen dans "Prince of Tennis". En effet, ce dernier est plus fort que les anciens alors qu’il n’est qu’en première année. Ryoma n’a plus rien à apprendre de ses aînés.
Dure première année
L’inscription dans un club est assez facile et ouverte à tous. Mais pendant les premières semaines (voire la première année parfois) d'activité, les nouveaux ne participent pas à l'entraînement. Ils se contentent de ramasser les balles, d’installer le matériel, de le ranger, de nettoyer et de regarder les senpai jouer. Ensuite, quelques anciens s’occupent de les former à l’activité du club. Contrairement à Ryoma dans "Prince of Tennis", les nouveaux sont normalement très attentifs aux recommandations de leurs aînés. Ryoma quant à lui n’est pas décidé à jouer au ramasseur de balles.
C’est plus souvent dans le club que dans les classes que se forment les amitiés entre élèves. Parfois certains amis, ou des élèves ayant des passions communes, créent leur propre club. Il faut bien évidemment l’autorisation de l’école. Et un professeur pour les surveiller.
On notera également qu’avant de rejoindre leur club, vers 15h30, les élèves participent au "shoji", le nettoyage de la classe de cours et du bâtiment. Ou encore, que l’école reste ouverte pendant les vacances juste pour que les élèves puissent continuer les activités de leur club. Enfin, comme les concours d’entrée au lycée et à l’université sont assez difficiles, les collégiens japonais, en plus des activités du club, s’inscrivent également dans les "juku", les cours du soir. Pas facile, la vie d’écolier japonais !

